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Et si vous achetiez une BMW M5 (E34) Touring ?

Avec seulement 891 exemplaires produits, la BMW M5 Touring de type E34 est un collector absolu. Sur le marché de l’occasion, les bonnes affaires sont rares. Imaginez seulement si un exemplaire violet métallisé venait à être proposé… Ce rêve automobile est pourtant réalité puisque ce rarissime break de 1993 est actuellement proposé aux enchères chez Benzin. Son état de conservation assez remarquable en fait un excellent choix pour les parents (très) pressés nostalgiques…

Un break improbable mais désirable

Que ce soit chez BMW, Audi ou encore Mercedes-Benz, chacune des marques disposait de solides routières à son catalogue. À l’époque, les autoroutes sans limitations de vitesses étaient assez nombreuses et disposer d’une routière capable de croiser très rapidement sur les Autobahn constituait alors un argument de prestige. Pour aller encore plus loin, des versions Motorsport de ces routières ont été élaborées, donnant (notamment) naissance à la M5, dont le modèle E34 constitue la deuxième génération. Pour séduire les familles, il a même été décidé d’en proposer une version break.

Pour BMW, l’objectif est de rouler dans les platebandes de Mercedes-Benz. Pour autant, la M5 de type E34 (et sa version break) joue la carte de la sobriété. Pas de kit carrosserie extravagant, la marque favorise une présentation chic et sport. La belle s’habille de jantes de 17 pouces, de discrets badges M, de jupes latérales et d’une double sortie d’échappement. Sous ce long capot, la marque a osé implanter un moteur 6-cylindres réalésé à 3.8 litres de cylindrée à partir de 1992, fournissant pas moins de 340 chevaux sur les roues arrière. En son temps, c’était le break le plus rapide du monde ! C’est davantage de puissance qu’une Porsche 911 (993) Carrera RS.

La plus recherchée des BMW M5 ?

La BMW M5 Touring a toujours été un modèle à part entière. La génération E34, comme illustré ici, est longtemps restée sans descendance directe, la marque allemande ne déclinant la M5 qu’en berline. Une entorse a été faite au début des années 2000, avec l’élégante M5 de type E61. Si son dessin attribué à Chris Bangle a divisé, son moteur V10 atmosphérique a conquis les passionnés de voitures. L’actuelle génération de BMW M5, et son moteur V8 hybride-rechargeable de 727 chevaux, est la troisième génération du modèle à proposer une version break Touring. Vous l’aurez compris, avoir une BMW M5 break est un privilège rare…

Sur le marché de l’occasion, les opportunités sont rares, surtout pour cette première génération E34. Le modèle actuellement proposé chez Benzin date de 1993. Elle a été mise en circulation en Allemagne avant d’être importée en France en novembre 2025, ce qui explique l’immatriculation récente. Cet exemplaire s’appuie sur une couleur emblématique : le violet Daytona, dont les reflets sont sublimes. La carrosserie porte de légères traces d’usure, mais rien de choquant pour une voiture de 33 ans, totalisant 192 500 kilomètres au compteur.

Pourquoi choisir cette M5 Touring-là ?

Si les opportunités de s’offrir une BMW M5 Touring du début des années ’90 sont rares, cet exemplaire l’est d’autant plus. Déjà, il y a la configuration colorée très originale. Il y a l’état général qui est bon dans l’ensemble, tout comme l’intérieur, avec une sellerie en tissu et Alcantara bien conservée. On découvre une dotation riche, qui comprend les sièges électriques à mémoire et chauffants, le double toit ouvrant panoramique, la climatisation bizone, la direction Servotronic et la suspension pilotée EDC du pack Nürburgring, le système Hi-Fi ou encore les lave-phares.

Si certains acheteurs restent méfiants vis-à-vis des modèles importés, celui-ci bénéficie d’un historique particulièrement documenté, en témoigne le carnet d’entretien bien rempli. On apprend que la voiture fonctionne correctement, tant au niveau du moteur que de sa boîte de vitesses manuelle à 6 rapports. Dernièrement, le volant moteur et l’embrayage ont été remplacés. Le système de suspension hydraulique arrière a été révisé, avec le remplacement des deux sphères de l’arrière. Le joint de culasse a aussi été renouvelé en préventif tandis que les freins et les pneus sont récents.

Côté performances, la BMW M5 Touring (E34) est capable de réaliser le 0 à 100 km/h en 5,9 secondes et d’atteindre la vitesse autolimitée de 250 km/h. En son temps, cela en faisait donc le break le plus rapide au monde. Sa principale rivale est apparue en 1995, c’était l’Audi RS2, développée conjointement avec Porsche. Mais à l’époque, la demande en break sportif n’était pas particulièrement développée, ce qui explique le faible volume de modèles vendus (891) et l’absence régulière de la carrosserie Touring sur les générations qui ont suivi.

Un collector à ne pas manquer !

Pour tout passionné de BMW, cette M5 Touring de 1993 fait partie des Graal que l’on voudrait avoir dans notre garage. Même si les performances sont éloignées de celles de la dernière génération, le plaisir de conduite est bien réel, avec un moteur savoureux, sonore, une boîte de vitesses aux petits oignons et des sensations. Les 340 chevaux qui passent sur les roues arrière impliquent tout de même une certaine maîtrise…

Plus qu’une simple Série 5, cette M5 Touring représente une période où BMW assemblait encore à la main ses modèles Motorsport. Avec moins de 900 exemplaires produits, chaque voiture devenue disponible sur le marché constitue aujourd’hui une opportunité rare pour les collectionneurs. Cependant, cette M5 Touring est aussi une voiture exigeante, qui nécessite d’être apprivoisée, comprise.

Le vendeur de cette BMW M5 Touring (acquise il y a quelques mois en Allemagne) se situe à Lyon, il s’agit d’un particulier, qui accepte les visites pendant la vente. Il précise que la voiture est fournie avec sa carte grise française, un contrôle technique favorable datant de moins de six mois, sa documentation et son carnet d’entretien. La vente se déroule sur la plateforme d’enchères Benzin jusqu’au lundi 27 juillet 2026. Si vous souhaitez en savoir plus sur le fonctionnement de cette plateforme, je vous invite à consulter notre guide complet.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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